Genèse du monde

Âge de la création
Au tout début des temps, il y avait un être déjà âgé d’une éternité, un être qui portait le temps en lui. C’est être était Ogunahom et Ogunahom était tout. La conscience de cette entité englobait toute chose et leur donnait substance car elle les portait en elle. Fût un temps où Ogounahom se divisa, d’une conscience absolue, il devint 4 pouvoirs distincts.
Chacun était tirée de son essence même.
Il donna son dernier souffle pour en faire le vent, il versa toutes ses larmes et elles formaient l’eau, il s’arracha le cœur et la passion qui s’en échappa donna
naissance au feu. Finalement, il se coupa la tête et de son crâne façonna la terre!
Les consciences de ces éléments étaient les Princes, dotés d’une volonté propre. Chaque Prince se construisit un royaume à son image, utilisant tous ses pouvoirs pour créer une demeure qui éclipserait celles de ses frères en gloire et en beauté. Ils se rendirent bien vite compte que on ne pouvait juger du plus puissant en comparant les royaumes les uns aux autres. Ils étaient bien trop différents. Ils se confrontèrent donc plus directement, en bâtissant un monde commun. Ils verraient ainsi celui capable d’imposer sa domination sur les autres.
La terre, qui était sûre d’être la plus forte, se fit énorme et imposante. L’eau répliqua en noyant le sol sous les flots. L’air, qui était incapable de s’imposer sur ses opposants, mais insoumis, décida de se faire plus grand que tous les autres et de les englober tous. Le feu, dans sa passion trop ardente, craignit de détruire l’équilibre qui semblait s’être installé. Les princes étaient jaloux de leur pouvoir, mais ils étaient des bâtisseurs. Le Prince des flammes décida alors de rester à l’écart, dans son royaume. Cependant, pour montrer à tous son pouvoir, il se bâtit un royaume flamboyant qui, même si de loin, éclairait et réchauffait la création commune de ses frères.
Ainsi naquit Agorath. Les Princes retournèrent dans leur demeure respective après avoir reconnu que nul d’entre eux n’était plus puissant que les autres. De là, ils admirèrent de loin Agorath, et chacun de leur côté, reconnurent que leur travail conjoint était de loin supérieur à leur création individuelle.
Quand Agorath fut complété, Ogounahom fit don de son sang pour fertiliser ce monde et
lui donner vie. Chaque goûte de son sang donna naissance à un être vivant. Le monde était
sauvage, jeune et ignorant.
Un Âge s’écoula ainsi, dans une quiétude seulement ponctuée des tragédies de la vie.
Âge des Dieux
À la fin du premier âge, Ogounahom décida que, peu importe la beauté de son monde, il y manquait quelque chose. Alors, il fit dont de sa connaissance à Agorath. Au cœur du monde, il vint déposer la graine du savoir absolu. Un arbre immense en fut issu, enfonçant ses racines au plus profond de la terre et caressant les nuages de ses branches. Chaque fruit porté par Goubrahim, l’Arbre du savoir, abritait la connaissance parfaite d’un seul domaine. Tous les fruits, lorsque arrivés à maturités, tombaient de l’Arbre et, au contact du sol, donnaient naissance à un dieu. Ces dieux créèrent des races à leur image, qui porteraient et partageraient leur connaissance. Un âge s’écoula où les dieux étaient encore humbles, le souvenir de leur naissance étant encore proche. Tous ensemble, ils prenaient soins de leur père et promouvaient la connaissance dans son ensemble.
Âge des grandes guerres
Les dieux finirent par devenir vaniteux et prétentieux, favorisant leur domaine de connaissance au dessus de tous les autres. Ils tentèrent alors, parfois en groupes, parfois seul, d’imposer leur suprématie sur le monde. Jaloux, ils usèrent de leurs pouvoirs pour favoriser leur cause personnelle, augmentant l’importance de leur sphère d’influence dans le monde, et ainsi, leur pouvoir. Cela aboutie en une guerre dévastatrice. Pour survivre, les dieux aux vus semblables, ou du moins non antagonistes, unirent leurs forces. La guerre fut si longue et si acharnée qu’elle finit par rompre l’équilibre du monde, menaçant l’ouvrage des princes. Ceux-ci prirent une telle offense du saccage de leur chef-d’œuvre, qu’ils punirent sévèrement ses habitants. Une pluie de feu s’abattit sur Agorath durant 3 jours, puis un énorme ouragan, création commune des princes de l’air et de l’eau, balaya les terres puis les inonda. Finalement, un puissant tremblement de terre fissura la surface d’Agorath et la scinda en deux. L’eau s’engouffra dans la faille, séparant Agorath en deux continents. Goubrahim fut avalé par la faille, et l’essence des dieux, le savoir, retourna à la terre.
Âge Sombre
Deux princes infligèrent un deuxième châtiment aux habitants d’Agorath, afin qu’ils se souviennent à tous jamais de leurs erreurs. Le prince du vent couvrit tout le ciel d’épais nuages, condamnant le monde à la pénombre. Le prince du feu, lui, décida de ternir un peu l’éclat de sa demeure, condamnant le monde au froid. Un Âge, telle était la durée de la punition des races intelligentes. Plusieurs créatures puissantes, créées par certains dieux pour la guerre, sortirent de leur tanière et profitèrent de la faiblesse des races inférieures délaissées par leurs dieux. Libéré de leur devoir de servitude et bien plus puissantes que la majorité des habitants d’Agorath, certaines proliférèrent. Les géants furent un fléau pour les peuples des montagnes et des collines. Les nains durent s’allier aux gnomes afin de repousser les géants. Vers la fin de cet âge, les menaces constantes poussèrent les races ayant des affinités à s’allier et à se regrouper.
Âge du tournoi
Quand les princes libérèrent enfin Agorath du froid et de l’obscurité, les races intelligentes purent enfin prospérer. Rapidement le jeu des alliances sépara le monde en deux grandes factions, celles des humains et des monstres, avec quelques rares poches de résistance autonome. C’est l’âge du tournoi et des grands conflits de conquête, bien que l’équilibre du monde ne semble plus en danger.
Âge nouveau
l est maintenant venu le temps milieu. Le cinquième prince, le prince du vide, libéré de sa geôle, tel que la prophétie l’annonçait, a mis fin à l’âge du tournoi. L’équilibre des forces entre les adeptes d’Houmas et les suivants de Morlek, assuré par le peuple des Kodjis par l’octrois du voyage entre les mondes, est révolu. Le prince sans couronne a permis que chez les monstres on découvre une nouvelle méthode de voyager entre les mondes d’Agorath. Les suppôts de Morlek retirèrent leur participation au tournois annuel, de tradition millénaire, pour soumettre tous les mondes à leur domination. Ils ont maintenant les moyens de replonger Agorath dans les ténèbres! Menacé, le peuple des Kodjis offre maintenant un appui sans réserve à l’Empire des humains et ses alliés. La défense s’organise, les peuples libres cherchent à se rallier sous quelques bannières familières, afin de faire front commun contre les hordes de monstres qui ont commencées à semer la terreur et le désordre en mains lieux paisibles. Désormais, nul n’est à l’abri, car avec les faveurs du prince maudit, les monstres peuvent surgir de toutes parts. C’est ndans ce climat d’incertitude que les preux chevaliers de l’Ordre de Bayard, fédérés en un régiment, se préparent à voler au secours des sans défense et repousser les troupes de Morlek. Comme la science des portails nous est étrangère et qu’il est techniquement possible de se faire attaquer de toutes parts et en tout temps, les Bayards s’affairent dorénavant à repousser les attaques des troupes du prince maudit là où il frappe. Les valeureux héros sortent de leurs nforteresses pour aller au secours des citoyens aux prises avec les affres du mal. Seule la discipline, l’entraînement et l’approvisionnement constant en vivres et équipement permettront aux braves se s’opposer à la volonté du prince du mal.
Melchisedech Al Mutanabbi